Akhet Aton

La belle est venu

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A vous de jouer !

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Kemet-Taouy

Vendredi 25 août 2006

La cime d'Occident dont la forme évoque une pyramide, domine et protège la Vallée des rois. Au coeur de cette montagne sacrée vit la déesse du Silence qui éprouve le coeur des justes.

Nous sommes de l'autres côté du monde visible, sur la rive oust de Thèbes, dans le domaine de la mort et de la résurection.

63 tombes répertoriées (peut-être 64), mais qui ne sont pas toutes visibles, beaucoup sont de simples caveaux non décorés, aujourd'hui inaccessibles, de même que plusieurs tombes royales.


(*Visitable)

KV1: Ramsès VII, XXe dynastie
KV2: Ramsès IV, XXe dynastie.
KV3 Projet de tombe abandonnée pour Ramsès III, XXe dynastie, ou pour l'un de ses fils?
Fouillée vers 1820 par James Burton. Tombe sans inscription ni décors.
KV4: Ramsès XI, XXe dynastie.
KV5: Fils de Ramsès II? XIXe dynastie.
KV6: *Ramsès IX, XXe dynastie.
KV7: Ramsès II, XIXe dynastie.
KV8: Merenptah, XIXe dynastie.
KV9: *Ramsès V puis de Ramsès VI, XXe dynastie.
KV10: Amenmès, XIXe dynastie.
KV11: *Ramsès III, XXe dynastie.
KV12: Tombe sans inscription ni décors, XXe dynastie, pour un fils de Ramsès III?
KV13: Bay, XIXe dynastie.
KV14: *Taousert et Sethnakht, XIXe dynastie.
KV15: Tombe de Séthy II, XIXe dynastie.
KV16: *Ramsès I, XIXe dynastie.
KV17: *Séthy I, XIXe dynastie
KV18: Ramsès X ? XXe dynastie
KV19: Montouherkhepechef fils de Ramsès X, XXe dynastie.
KV20: Hatshepsout, XVIIIe dynastie, prévue Thoutmosis Ier.
KV21: Tombe sans inscription (XVIIIedynastie)
KV22: Amenhotep III, XVIIIe dynastie.
KV23: Ay, XVIIIe dynastie.
KV24: Puits funéraire sans inscription, XVIIIe dynastie
KV25: Puits funéraire sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV26: Puits funéraire sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV27: Couloir avec 4 sépultures, XVIIIe dynastie.
KV28 : Couloir avec une tombe, XVIII e dynastie.
KV29: Puits funéraire sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV30: Puits funéraire, XVIIIe dynastie, sans inscription.
KV31: Puits funéraire sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV32: Couloir sans inscription, XVIII e dynastie.
KV33: Couloir sans inscription, XVIII e dynastie.
KV34: *Thoutmosis III, XVIIIe dynastie.
KV35: *Amenhotep II, XVIII e dynastie.
KV36: Maiherperi, prince nubien, XVIIIe dynastie.
KV37: Couloir avec chambre sans inscription, XVIII e dynastie.
KV38: Thoutmosis Ier, XVIIIe dynastie.
KV39: Tombe sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV40: Puits funéraire sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV41: Puits funéraire sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV42: Sennefer ou Thoutmosis II ?, XVIIIe dynastie.
KV43: Thoutmosis IV, XVIIIe dynastie.
KV44: Puits funéraire sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV45: Ouserhat supérieur des champs du temple d'Amon, XVIIIe dynastie.
KV46: Youia et Touyou, parents de la reine Tiyi, XVIII e dynastie.
KV47: Siptah, XIXe dynastie.
KV48: Amenemhotep vizir et gouverneur de Thèbes, XVIIIe dynastie.
KV49: Couloir sans inscription, XVIII e dynastie.
KV50: Puits funéraire, XVIIIe dynastie.
KV51: Puits funéraire, XVIIIe dynastie.
KV52: Puits funéraire, XVIIIe dynastie
KV53: Puits funéraire sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV54: Cache de Toutankhamon, XVIIIe dynastie.
KV55: Tombe de la XVIIIe dynastie.
KV56: Tombe creusée pour une fille de Séthy II et de Taousert, XVIII e dynastie,.
KV57: *Horemheb, XVIIIe dynastie.
KV58: Puits funéraire {annexe de Toutankhamon}, XVIIIe dynastie.
KV59: Tombe sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV60: Tombe sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV61: Puits funéraire sans inscription, XVIIIe dynastie.
KV62: *Tombe de Toutankhamon, XVIIIe dynastie.
KV63 : Tombe avec cercueils vides, matériels et natron pour la préparation des momies, XVIIIè dynastie, supposé.
KV64 : Supposition !

 

Par Théti-Chéri
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Jeudi 31 août 2006

Défilé s'enfonçant dans la montagne libyque, près de Thèbes, au sud-ouest de Deir el-Médineh, nommée par les Egyptiens Ta Set-Neferou, appelé Bibân el-Harim en arabe, la Vallée des Reines est la nécropole des épouses royales et de leurs filles des XIXe et XXe dynasties, mais aussi de quelques autres personnages importants, dont nombre de princes. On y connaît aujourd'hui près de 80 tombeaux dont celui de la Reine Néfertari.

Les premières fouilles de la Vallée des Reines ont été faites par Wilkinson, puis par Champollion en 1829, Lepsius en 1844, Schiaparelli en 1903 qui a découvert la tombe de Nefertari.

En 1984, grâce une donation, la vallée est déblayée et aménagée sous le contrôle scientifique de Christiane Desroches-Noblecourt assistée par Christian Leblanc. La limite occidentale de la vallée des Reines est formée par une barre rocheuse et par une anfractuosité.
Lors des pluies torrentielles, l'eau se déverse dans l'oued par cette ouverture, d'où son nom "la Cascade". Ce symbole naturel est peut-être à l'origine du choix du site pour ensevelir les Reines et les Princes du Nouvel Empire.

 

 

Dominée par une grotte identifiée - par Christiane Desroches-Noblecourt - au sein de la déesse Hathor, la Vallée des Reines était considérée comme un lieu de régénération. Elle formait la contrepartie féminine de la Vallée des Rois. Les eaux jaillissant de la grotte lors de pluies torrentielles, arrosaient le désert, et renforçaient encore l'association du site, avec le concept de renaissance symbolique des défunts.

QV 1 à QV 29 : tombes anonymes
QV 30 : Nebiri (XVIIIe dynastie) responsable des écuries
QV 31 : reine anonyme
QV 32 : anonyme
QV 33 : Tanedjmet (princesse) XXe dynastie
QV 34 et 35: anonymes
QV 36 : princesse anonyme
QV 37 : anonyme
QV 38 : Satrê, épouse de Ramsès Ier, mère de Séthy Ier
QV 39 : anonyme
QV 40 : reine anonyme
QV 41 : anonyme
QV 42 : Paraherounemef, fils de Ramsès III
QV 43 : Sethherkhepechef, fils de Ramsès III
QV 44 : Khaemouaset, fils de Ramsès III
QV 45 : anonyme
QV 46 : Imhotep, vizir sous Thoutmosis Ier
QV 47 : Ahmose, princesse, fille de Seqenenrê, XVIIe dynastie)
QV 48 à 50: anonymes
QV 51 : Isis-ta-Habadjilat II, mère de Ramsès VI
QV 52 : Titi, épouse d’un Ramsès (XIXe ou XXe dynastie)
QV 53 : Ramessès, fils de Ramsès III
QV 54 : anonyme
QV 55 : Amonherkhepecher, fils de Ramsès III
QV 56 à 59: anonymes
QV 60 : Nebettaouy, fille de Ramsès II
QV 61 à 65 : anonymes
QV 66: Nefertari, épouse de Ramsès II, XIXe dynastie (
100 visiteurs/jours)
QV 67 : anonyme
QV 68 : Méritamon, fille de Ramsès II
QV 69 et 70: anonymes
QV 71 : Bentanat, fille de Ramsès II
QV 72 : Neferhat Baki
QV 73 : princesse anonyme
QV 74 : Tentopet, épouse et mère de roi
QV 75 : Henoutmirê
QV 76 à 79 : anonymes

Par Théti-Chéri
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Lundi 4 septembre 2006

Les Egyptiens anciens ne concevaient pas la mort comme une fin en soi, mais comme le début d'une vie nouvelle dans un autre monde, celui des Dieux. Pour que cette vie soit possible, il fallait que l'âme puisse habiter le corps du défunt ou une image de ce corps (une statue par exemple); pour que ce corps vive, il fallait le nourrir régulièrement en apportant des offrandes au défunt dans une chapelle (pour les particuliers), ou dans un temple funéraire (pour les rois).

Ainsi est Deir El Bahari, le temple funéraire de la reine Hatchepsout, le temple "de millions d'années", comme disaient les Egyptiens. Le temple de Deir El Bahari était une demeure du Dieu Amon que la reine défunte retrouverait un jour. Le culte de la reine y sera célébré de son vivant et après sa mort.

Pour la construction de son temple, Hatchepsout choisit le lieu où, cinq siècles plus tôt, le roi Mentouhotep (Moyen Empire) avait fait construire le sien. Il s'agit d'un magnifique amphithéâtre naturel, limité par les collines de Drah Abou'l-Nagga et de l'Assassif.

L'édifice est caractérisé par une série de terrasses successives reliées entre elles par une rampe. Devant le temple se trouvait autrefois une allée de sphinx précédée d'un canal relié au Nil; cette allée de sphinx faisait face à celle qui constitue l'entrée de Karnak.
Il y avait aussi, devant le temple, des jardins et des bassins.

On accède au temple par la première terrasse jadis décorée de bassins, d'arbres à encens rapportés du pays de Pount, de sycomores, de fleurs, ... etc. Au fond de cette cour, c'est-à-dire à l'Ouest, se trouvent deux portiques à deux rangées de colonnes séparés par la rampe d'accès à la deuxième terrasse. Il s'agit du "Portique des obélisques" et du "Portique de la chasse".

La deuxième terrasse est aussi décorée de deux portiques à piliers carrés, séparés par une rampe permettant d'accéder à la troisième terrasse. Il s'agit du "Portique de Pount" et du "Portique de la naissance". A droite de cette cour, un autre portique est composé de 15 colonnes qui font penser à l'ordre dorique grec (colonnes protodoriques).
Cette terrasse est importante par la présence, à gauche du "Portique de Pount", d'une chapelle dédiée à Hathor, et à droite du "Portique de la naissance", d'une chapelle dédiée à Anubis.

 

 

Avant d'atteindre la troisième terrasse, le pharaon défunt devait rendre visite à Hathor qui lui renouvelait la vie, puis à Anubis qui le conduisait vers le Dieu Amon. Des rites initiatiques devaient avoir lieu dans ces chapelles afin que les rares personnes autorisées puissent monter le cœur pur vers l'endroit le plus sacré du temple. Cet endroit, qui constitue la troisième terrasse, comportait autrefois un portique de piliers représentant Osiris momifié, symbolique du passage de la mort à la vie. Ce portique était coupé en son centre par une porte où est inscrit "Horus donne la vie". Passée cette porte, une grande cour entourée de portiques donnait accès aux pièces les plus sacrées du temple.

 

Par Théti-Chéri
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Jeudi 7 septembre 2006

Les colosses de Memnon sont deux sculptures de pierre monumentales situées sur la rive occidentale de Thèbes (Égypte), sur la route qui mène à la Vallée des Reines. Ils sont les derniers vestiges du gigantesque temple funéraire d'Aménophis III (XVIIIe dynastie) qui n'existe plus de nos jours.

Ils représentent le pharaon assis sur le trône de ses ancêtres, les mains posées sur les genoux ; de chaque côté de ses jambes sont figurées sa mère, Moutemouia, et son épouse, Tiyi. Sur les deux cotés du trône figure une représentation symbolique de l'union de la Haute-Égypte et de la Basse-Égypte, le Sema-Taouy, représenté par deux « Nil » nouant le papyrus et le lys, symboles du « double pays ». Statues monolithiques en granite d'Assouan hautes de 18 mètres (plus de 20 m avec les couronnes aujourd'hui disparues) et d'un poids de plus de 1300 tonnes, ces colosses sont malheureusement fortement endommagés, depuis l'Antiquité déjà. Strabon, historien et géographe grec rapporte que, lors du tremblement de terre qui eut lieu en l'an 27 av. J.-C., une grande partie du temple s'écroula et le colosse droit se fissura de l'épaule au bassin.

Une légende raconte qu'à partir de ce moment, au lever du soleil, la statue commença à émettre des sons, à « parler ». Ce phénomène aujourd'hui bien compris, était dû à la dilatation du quartzite sous l'effet des premiers rayons du soleil. C'est ainsi qu'au début de l'ère chrétienne, les Grecs attribuèrent l'édifice à Memnon, fils de l'Aurore. Selon la légende homérique, Memnon, tué lors de la guerre de Troie, retrouvait la vie à l'aube et se mettait à chanter. Le colosse devint rapidement un lieu de pèlerinage pour les Grecs, mais aussi pour les Romains, qui vinrent en nombre entendre l'oracle de Memnon, y compris certains empereurs comme Hadrien aux alentours de l'an 130. Au IIIe siècle, l'empereur romain Septime Sévère, qui voulait honorer la divinité qui se manifestait ainis chaque matin, ordonna la restauration de la statue, qui depuis a cessé de chanter.

 
En réalité seule la statue de droite (celle de gauche lorsque l'on regarde les colosses de face) était dénommée Memnon à cause du bruit que la statue émettait lorsque le vent s'engouffrait dans les fissures causées par le tremblement de terre en 27 av. J.-C.

Par Théti-Chéri
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Lundi 11 septembre 2006

Louxor est un des sites de l'ancienne ville de Thèbes, métropole spirituelle et politique de l'Egypte antique.

Thèbes comprenait les sites de Louxor, de Karnak et, rive gauche, les immenses nécropoles.

Homère appelait la ville aux cents portes cette fameuse cité d'Egypte tant était grand le nombre de ses temples.  

Du Moyen Empire à la fin de l'Antiquité elle fut la ville sacrée du dieu Amon-Rê.

Par Théti-Chéri
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